Tanium Converge 18 : sécurité à tous les étages

Le maître mot de cette 3ème édition de la conférence annuelle de Tanium qui se tient à Washington DC est la business resilience. Plus de 12 mois après les dégâts causés par Wannacry, Petya et Not Petya, les entreprises veulent maintenant être capables de redémarrer plus rapidement et Tanium se positionne comme leur meilleur partenaire.

Dans la capitale américaine, il fait aujourd’hui un temps à ne pas mettre une personne dehors. Froid glacial, pluie, voire neige : c’est une journée parfaite pour assister à une conférence au cœur d’un grand hôtel du centre-ville. Orion Hindawi, co-fondateur de l’entreprise avec son père David et actuel CEO, ouvre les débats. Il revient sur les 5 années de développement qui ont permis à Tanium de proposer une manière totalement différente d’analyser un système d’information, loin des buzzwords que sont l’IA ou autres concepts « disruptifs ». Non, c’est en revenant aux basiques que Tanium a construit sa solution et la croissance vertigineuse de l’entreprise semble indiquer que ce chemin sans paillettes est le bon. Nous avons d’ailleurs eu un entretien avec M. Hindawi dont vous retrouverez la teneur prochainement et autant vous prévenir que le brillant jeune homme ne fait pas dans la langue de bois.

Aujourd’hui Tanium emploie près de 1000 personnes, compte une grande partie des entreprises du Fortune 500 parmi ses clients, est valorisée plus de 6 milliards de dollars et gagne de l’argent en dépit d’investissements massifs à la fois en R&D et pour son expansion internationale. Paris vient d’avoir son premier bureau officiel et pourrait même devenir siège européen si le Brexit se met en place. Après l’intervention du CEO de la banque JP Morgan & Chase qui justifie son choix de la plate-forme, M. Hindawi (photo ci-dessous) cède la place à Mark Wayland, Chief Revenue Officer, autrement dit le directeur des ventes au plan mondial.

Tout pour la business résilience

Il décrit l’objectif de l’entreprise : éliminer la fragmentation et créer la résilience. Ce mot pourrait être perçu comme un énième buzzword mais il ne l’est pas. C’est d’ailleurs une préoccupation de bon nombre de CSO que nous avons rencontrés lors des dernières semaines. Les ravages de WannaCry, Petya et not petya sont passés par là. Ce dernier a coûté plus de 10 milliards aux entreprises du monde entier dont près d’1 milliard pour l’une d’entre elles, le géant Maersk. En France, Saint-Gobain a été l’une des plus touchées avec des pertes estimées à 300 millions. Et dans ce désastre, il y a bien entendu les coûts liés à la perte des données et des systèmes mais surtout l’incapacité de les remettre en service avant plusieurs semaines voire plusieurs mois.

Tel est le concept de Business Resilience : bien sûr se protéger au maximum des attaques mais être capable de redémarrer rapidement et sans trop de dommages si l’attaque réussit. Et c’est le constat que fait M. Wayland. « les entreprises ont consenti à des investissements énormes pour protéger les systèmes dans le cadre de la transformation numérique mais ne sont pas ou insuffisamment préparés à faire face lorsque l’attaque réussit ».

Il s’agit d’un problème technique mais également organisationnel. Les équipes systèmes ne communiquent pas avec les équipes de sécurité ou des réseaux et cette absence de communication voire de chaîne de commandement en cas de défaillance est l’une des sources de difficultés.

A travers sa plateforme d’analyse et d’identification, Tanium veut aider les entreprises dans l’identification de toutes les ressources et la mise en place de politiques adaptées en cas d’attaques. Suite à cette présentation s’est tenue une table ronde à laquelle participaient les CSO de Verizon, Target et Nasdaq. Tous trois ont abondé les propos de M. Wayland, le CSO de Target décrivant son poste comme étant celui fait pour éviter que ne se reproduise 2015. Rappelons que Target avait été victime d’une attaque majeure qui avait coûté des centaines de millions à l’entreprise et provoqué le départ de bon nombre de dirigeants, remerciés par le Conseil d’Administration.

Tous trois s’accordent également pour affirmer qu’il n’y a strictement aucune diminution des menaces, et ce dans le monde entier. Le CSO de Verizon indique travailler avec une cinquantaine d’homologues dans le monde afin d’échanger en permanence et renforcer les coopérations et les données sur les malwares et les meilleures pratiques pour les éradiquer.

De nouveaux modules arrivés et à venir

Dans la seconde partie, Ryan Kazanciyan, Chief Product Officer (ci-dessus), présente les améliorations de la plateforme et revendique des vitesses largement améliorées dans la version 7.3. Outre de nouvelles fonctions, Tanium propose de nouveaux modules qui viennent se greffer à la plateforme : 

Tanium Map pour cartographier les ressources applicatives et leur utilisation, 

Tanium Comply pour vérifier la conformité,

Network Quarantine Service veut renforcer les politiques de sécurité sur les différents réseaux à partir de règles,

Threat Response pour aider dans la détection et la réponse à des menaces comme Meltdown ou Spectre.

► Enfin Tanium Reveal analyse et identifie les données sensibles présentes dans le SI : cartes de crédit, gestion des mots de passe, données secrètes…

Pour l’année prochaine, Tanium promet trois nouveaux modules : Gestion de la performance des postes de travail et des serveurs, Analyse des containers ne développant pas la partie sécurité par rapport à Kubernetes et enfin Système de gestion des périphériques (déploiement, configuration, provisionnement…)

Bref, le couteau suisse de la sécurité – ce qui est l’une des forces mais aussi l’une des faiblesses – va encore ajouter de nouvelles lames.

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