La Chine a bloqué l’acquisition de Manus par Meta, renforçant encore son contrôle pour court-circuiter les transferts de technologies.
Meta fait-il les frais de la guerre commerciale qui oppose la Chine aux États-Unis ? Pékin a annoncé, lundi 27 avril, l’annulation de la vente de la startup d’IA chinoise Manus à la maison mère de Facebook, Instagram et WhatsApp. La Commission nationale du développement et de la réforme a « pris la décision d’interdire l’investissement étranger » et demandé « aux parties concernées d’annuler cette transaction ». Pour rappel, cette acquisition avait pourtant déjà été finalisée.
Fondée en 2022, Manus a pris son envol en mars 2025. Basée à Singapour, elle développe un agent d’IA qui, au-delà de la génération de textes et d’images, peut réaliser des tâches sans intervention humaine comme organiser un voyage ou piloter des charges de travail complexes, etc.
Trump bientôt en visite en Chine
Mais très vite, l’étau s’est resserré sur l’entreprise après l’annonce du rachat fin 2025. Le Financial Times a, par exemple, rapporté que les deux cofondateurs étaient contraints de rester en Chine le temps que les autorités chinoises mènent leur enquête. Pékin craint en effet un transfert de technologies critiques qui pourrait le desservir dans la course à l’IA, où il caracole en tête avec les États-Unis.
Un porte-parole de Meta a indiqué au média américain CNBC que la transaction « respectait pleinement la législation applicable » et que l’entreprise « anticipe une résolution appropriée de l’enquête ».
Cette annonce intervient moins d’un mois avant la visite de Donald Trump à Pékin, où les questions commerciales animeront une bonne partie des échanges.

