Dans la continuité de leur partenariat signé en 2023, IBM et le laboratoire pharmaceutique collaborent sur de nouvelles technologies dont le quantique pour faire progresser et accélérer la recherche et la science de l'ARN messager.
Ce nouveau développement porte aujourd'hui sur le franchissement d'une étape importante dans l'application d'algorithmes quantiques pour prédire la structure secondaire d'une molécule. Ces structures influencent la stabilité d'un traitement, l'efficacité avec laquelle il produit des protéines thérapeutiques et la façon dont il interagit avec la machinerie cellulaire de l'organisme. Pour résoudre ce problème, il est nécessaire de naviguer dans un énorme espace d'optimisation hors de portée de l'informatique classique.
Des chercheurs des deux entreprises ont démontré que des techniques telles que les algorithmes quantiques variationnels, améliorés avec la valeur à risque conditionnelle (CVaR : Conditional Value at Risk), peuvent déjà offrir des performances significatives sur le matériel quantique actuel. L'année dernière, leurs équipes ont réalisé l'une des plus grandes simulations de structure secondaire d'ARNm jamais exécutées sur un processeur quantique, en exploitant jusqu'à 80 qubits et 60 séquences de nucléotides. La même méthodologie a été appliquée à une seconde recherche, dont les données sont attendues en 2025, en exploitant jusqu'à 156 qubits et 950 portes quantiques non locales.

