Les relations entre la Chine et les États-Unis se réchauffent un peu, ou se refroidissent un peu moins, c’est selon. Les deux superpuissances ont en effet conclu une trêve commerciale lors du sommet de Busan, en Corée du Sud, le 30 octobre dernier.
Signe de l’apaisement, l’administration Trump envisagerait d’autoriser la vente des puces d’intelligence artificielle H200 de Nvidia à la Chine.
Le département du Commerce, en charge de la supervision des contrôles à l’exportation, envisagerait en effet de suspendre l’interdiction d’exportation de ces puces vers la Chine, tout en précisant que la situation pourrait encore évoluer. Signe que le bras de fer peut reprendre à tout moment. Interrogé par Reuters, un responsable de la Maison-Blanche s’est refusé à tout commentaire et a simplement déclaré : « L’administration est déterminée à préserver le leadership technologique mondial de l’Amérique et à protéger notre sécurité nationale. »
Un bras de fer qui dur
Pour mémoire, l’administration Biden avait mis en place de nombreuses restrictions à l’exportation des puces d’IA les plus avancées et du matériel nécessaire à leur production. Les défenseurs de ces politiques craignaient que ces technologies ne soient utilisées à des fins militaires ou d’espionnage. En réponse, Pékin n’avait pas hésité à instaurer des restrictions à l’exportation de terres rares et à lancer des enquêtes contre des entreprises américaines.
Les États-Unis avaient également fait pression sur leurs alliés, notamment les Pays-Bas, afin qu’ils limitent la vente de systèmes de lithographie ASML en Chine.
En septembre, Pékin avait exigé des entreprises chinoises qu’elles n’utilisent plus les puces H20 et RTX PRO 6000 D — des modèles moins puissants conçus par Nvidia pour le marché chinois — et leur préfèrent des alternatives locales. La puce H200 est réputée deux fois plus puissante que la H20.

