Le portail Europa de la Commission européenne cible d’une cyberattaque

L’attaque aurait visé l’infrastructure cloud hébergeant Europa.eu, et possiblement un des comptes AWS (Amazon Web Services) de l’exécutif européen.

La Commission européenne a indiqué, la semaine dernière, avoir été la cible d’une cyberattaque revendiquée par le groupe ShinyHunters et ayant impacté son infrastructure cloud qui héberge le portail Europa.eu, lequel regroupe les informations et services des institutions européennes.

L’exécutif européen a indiqué avoir pris des mesures immédiates afin de contenir l’incident, et avoir mis en place des mesures d’atténuation pour protéger ses services et les données, et maintenir la disponibilité des sites web Europa.

« La Commission en informe dûment les entités de l’Union qui auraient pu être touchées par l’incident. Les services de la Commission continuent d’enquêter sur l’impact total de l’incident », est-il détaillé dans un communiqué.

La Commission a assuré que ses systèmes internes n’ont pas été affectés. D’après les premières conclusions de l’enquête, certaines données ont malgré tout été exfiltrées par les attaquants. Leur nature exacte n’a pas été dévoilée

350 Go de données volés ?

Toutefois, selon le média spécialisé BleepingComputer, au moins un des comptes AWS (Amazon Web Services) de la Commission a été affecté. De son côté, ShinyHunters a déclaré au média avoir volé environ 350 Go de données.

Le groupe a ajouté une entrée « Commission européenne » sur son site de fuite et indique avoir exfiltré des dumps de données de serveurs de messagerie, des bases de données, des documents confidentiels, des contrats, entre autres. Comme preuve de ses méfaits, il a publié une archive de 90 Go de fichiers. Pour l’heure, ces éléments n’ont pas été confirmés officiellement par la Commission européenne. Les services de la Commission continuent d’enquêter.

Ces revendications sont à prendre avec des pincettes. Les pirates sont en effet coutumiers de fausses déclarations, pour gagner en réputation ou faire pression sur une victime, notamment en recyclant des données issues d’anciennes fuites.