La CFDT a annoncé avoir été victime d’une cyberattaque ayant entraîné le téléchargement illégal de fichiers contenant des données personnelles d’adhérents. Alors que le syndicat a saisi la CNIL et l’ANSSI et déposé plainte, plusieurs acteurs du cybercrime revendiquent déjà le piratage.
Et une fuite de données de plus. La Confédération française démocratique du travail (CFDT) a été la cible d’une cyberattaque « impliquant un téléchargement illégal de fichiers contenant des données personnelles d’adhérents », est-il précisé dans un communiqué. Le syndicat a indiqué avoir isolé et mis à l’arrêt le serveur hébergeant ses applications dès la découverte de l’incident.
Des investigations sont en cours afin d’estimer l’impact de la violation de données. Conformément à ses obligations, la CFDT a informé la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), et a déposé plainte. « La CFDT, consciente des risques que cette fuite de données pourrait entraîner, met tout en œuvre pour en limiter les effets. »
CLOP à la manœuvre ?
Sur X, le hackeur éthique SaxX indique que cette alerte fait suite à deux revendications du piratage. L’une vient du groupe de ransomware CLOP, et l’autre « d’un cybercriminel sur l’Amazon de la cybercriminalité, qui a revendiqué détenir les données personnelles et professionnelles de 1,4 million de syndiqués ». Les données exfiltrées concerneraient les noms, prénoms, adresses postales, adresses mail, numéros d’adhérent et le rattachement à des structures de la CFDT : syndicat, fédération, région.
« La France chavire dans les fuites de données… on ne sait plus où donner de la tête… », a souligné SaxX. En effet, il ne se passe plus une semaine sans un incident de cybersécurité majeur. Jeudi, c’est la Direction générale des finances publiques (DGFiP) qui a alerté sur des accès illégitimes au Fichier national des comptes bancaires (Ficoba), ayant exposé les données de 1,2 million de comptes, et annoncé une notification à la CNIL ainsi qu’un dépôt de plainte.
