Cyberattaque contre Jaguar Land Rover : Londres débloque 1,5 Md£

Le gouvernement du Royaume-Uni a débloqué une garantie de prêt de 1,5 milliard de livres sterling pour Jaguar Land Rover (JLR). Ces fonds doivent venir soutenir la chaîne d’approvisionnement du constructeur automobile après qu’une cyberattaque a paralysé sa production.

Londres vient à la rescousse du constructeur automobile Jaguar Land Rover, propriété du groupe indien Tata Motors, dont les chaînes de production sont à l’arrêt depuis plusieurs semaines suite à une cyberattaque. Un arrêt qui, en plus d’entraîner des conséquences financières sur JLR, impacte toute sa chaîne d’approvisionnement.

Le gouvernement britannique a débloqué une garantie de prêt afin de mettre à disposition jusqu’à 1,5 milliard de livres (1,7 milliard d’euros) pour venir en aide à JLR, a annoncé le cabinet du ministre du Commerce et des Entreprises, Peter Kyle, dimanche 28 septembre. « Cette garantie de prêt contribuera à soutenir la chaîne d’approvisionnement et à protéger des emplois qualifiés dans les West Midlands, le Merseyside et à travers tout le Royaume-Uni », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Reprise progressive

De son côté, le constructeur automobile a annoncé la reprise progressive de ses opérations. « Aujourd’hui, nous informons nos collaborateurs, distributeurs et fournisseurs que certaines sections de nos activités de production reprendront dans les prochains jours », a-t-il déclaré dans un communiqué. Et d’ajouter : « Nous continuons à travailler jour et nuit aux côtés de spécialistes en cybersécurité, du NCSC (National Cyber Security Centre, NDLR) du gouvernement britannique et des forces de l’ordre afin de garantir une reprise dans des conditions sûres et sécurisées. »

L’entreprise avait annoncé, début septembre, avoir été la cible d’une cyberattaque ayant mis à l’arrêt ses usines de production. En temps normal, les trois usines britanniques produisent 1 000 voitures par jour. Une grande partie des 34 000 employés du groupe au Royaume-Uni a été invitée à rester chez elle.