Google est une nouvelle fois sanctionné pour pratiques anticoncurrentielles.
La Commission Européenne (CE) a frappé fort cette fois-ci et a infligé à Google une amende totale de 880 M€. Le géant du web était soumis à un enquête depuis 2024. La CE a motivé sa décision par le constat d’atteintes à la concurrence dans la recherche en ligne et au sein du magasin d’applications Google Play au titre du DMA, le règlement européen du marché numérique visant à réprimer les abus de position dominante des géants de la tech.
Google a été sanctionné à hauteur de 460 millions d’euros pour avoir favorisé ses propres services dans les résultats de son moteur de recherche Google Search et une seconde amende de 430 millions d’euros relève d’avoir empêché les développeurs utilisant le Play Store d’orienter les clients vers d’autres points de vente virtuels. Le montant de cette amende est inédit et est le montant le plus haut infligé au titre du DMA.
La sanction s’ajoute à celles déjà infligées à Google comme l’ouverture de son système d’exploitation Android aux concurrents de son système d’IA Gemini et le partage des données issues de Google Search. Déjà en septembre dernier la CE lui avait déjà infligé une amende de 2,95 milliards d’euros pour abus de position dominante dans la publicité en ligne. De plus, Bruxelles enquête depuis décembre sur le traitement des sites d’information dans Google Search.
Google a réagi à l’annonce de l’amende en fustigeant la décision qui reviendrait à dégrader des services appréciés des internautes par le retrait de fonctionnalités de recherche en temps réel et le démantèlement de fonctions de sécurité sur Google Play. Google a la possibilité de faire appel et de présenter ses arguments bien qu’il semble qu’ils aient peu de chance d’être reçus. L’entreprise a 60 jours pour se mettre en conformité à défaut d’écoper d’amendes supplémentaires.
Des parlementaires américains ont déjà demandé au Président Trump de réagir face à ce qui est considéré comme un entrave pour la société américaine avec une augmentation de droits de douanes vers les pays européens. Une étude produite par quatre chercheurs du Kiel Institute for the World Economy, indique que ce sont principalement les importateurs et les consommateurs américains qui paient la facture de ces droits et qu’ à partir d’un certain niveau les consommateurs fuient le produit. En clair pas forcément la solution la plus efficace de rétorsion.


