Meta a annoncé le lancement de « Meta Compute », un projet visant à développer une infrastructure d’intelligence artificielle interne pour soutenir ses centres de données et ses efforts de recherche. Le groupe met notamment en avant ses investissements à long terme, ainsi que les enjeux énergétiques liés à cette montée en puissance.
De l’infra d’IA, encore de l’infra d’IA. Meta a dévoilé, lundi 12 janvier, son projet Meta Compute. L’objectif : construire une infrastructure d’intelligence artificielle maison, qui supervisera les datacenters du groupe et les partenariats fournisseurs liés à la R&D autour de la superintelligence, cette fameuse IA qui surpassera l’intelligence humaine dans bien des domaines, du raisonnement à la créativité, en passant par la prise de décision.
« Meta prévoit de construire des dizaines de gigawatts cette décennie, et des centaines de gigawatts ou plus au fil du temps. La façon dont nous concevons, investissons et nouons des partenariats pour construire cette infrastructure deviendra un avantage stratégique », a indiqué le fondateur de Meta, Mark Zuckerberg, sur son réseau social Threads.
Les manettes de Meta Compute seront confiées à Santosh Janardhan, le responsable de l’infrastructure mondiale chez Meta, et à Daniel Gross. Ce dernier prendra la tête d’une nouvelle structure dédiée à la planification stratégique. Tous deux collaboreront avec Dina Powell McCormick, présidente et vice-présidente du conseil d’administration de Meta.
Solutionner la problématique de l’énergie
Pour tendre vers cet objectif, « Meta prévoit de construire des dizaines de gigawatts au cours de cette décennie, et des centaines de gigawatts ou plus à terme », a écrit Mark Zuckerberg.
À ce titre, en novembre dernier, la firme de Cupertino avait dit vouloir investir 600 milliards de dollars d’ici 2028 dans des infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle. Autant d’annonces qui devraient relancer les craintes autour de la gestion des ressources, en eau notamment. Suite à cette annonce, la firme s’était voulue rassurante, assurant que la conception de centres de données minimisait la consommation d’eau et que le groupe travaillait à restaurer les ressources hydriques dans les bassins versants des régions qui accueillent ses centres de données.
Meta avait en outre indiqué vouloir atteindre la neutralité hydrique d’ici 2030. Pour sécuriser son apport en électricité, l’entreprise a également conclu des accords sur 20 ans avec plusieurs centrales nucléaires aux États-Unis. Le groupe ambitionne en outre de construire ses propres réacteurs. Meta espère ainsi sécuriser jusqu’à 6,6 GW d’électricité d’ici 2035.

