IA

Oracle dément des retards de livraison de centres de données à OpenAI

Oracle a démenti toute information faisant état de retards dans la livraison de centres de données à OpenAI, assurant que les projets avancent conformément aux engagements pris.

Un contrat qui se heurte à la réalité ? Alors qu’Oracle et OpenAI avaient annoncé en grande pompe des contrats aux montants faramineux, Bloomberg a indiqué que le fournisseur de cloud allait finalement retarder la livraison de centres de données à la maison mère de ChatGPT. Une information rapidement démentie par Oracle.

Bloomberg avait en effet annoncé vendredi qu’Oracle repoussait ses livraisons à 2028, contre 2027 initialement. Les raisons avancées étaient des pénuries de main-d’œuvre et de matériaux. Michael Egbert, porte-parole d’Oracle, a déclaré dans un communiqué transmis à Reuters : « Il n’y a eu aucun retard sur les sites nécessaires au respect de nos engagements contractuels, et toutes les étapes clés restent sur la bonne voie. » Et d’ajouter : « Nous restons pleinement alignés avec OpenAI et confiants dans notre capacité à honorer à la fois nos engagements contractuels et nos projets d’expansion futurs. »

Des investisseurs plus regardants

Pour rappel, Oracle a rejoint les hyperscalers dans la course aux infrastructures d’IA et a notamment annoncé un accord de 300 milliards de dollars pour la fourniture d’infrastructures d’IA à OpenAI. Pour honorer un tel contrat, l’entreprise a dû recourir à des emprunts. En Bourse, l’inquiétude semble monter : Oracle s’endette et inquiète ses investisseurs. Reuters rappelle que si l’action de l’entreprise a progressé de 13 % depuis le début de l’année, la flambée de 36 % enregistrée en septembre, à la suite de l’annonce d’une commande de 450 milliards de dollars liée à OpenAI, a depuis été effacée.

Selon Bob O’Donnell, analyste en chef chez TECHnalysis Research, cité par Reuters, « les inquiétudes concernant la capacité à construire des centres de données en raison de retards de construction, de la disponibilité de l’électricité et d’autres facteurs pratiques deviennent un facteur bien plus important que les besoins attendus en capacités d’IA ». Les investisseurs, eux, semblent désormais plus regardants sur les retombées financières des dépenses engagées.

 

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