Spécialisée dans l’intelligence artificielle vocale, Gradium a levé 60 millions d’euros. Un tour de seed parmi les plus importants en Europe pour une entreprise aussi jeune.
Deux mois à peine après sa création, la startup d’IA vocale parisienne Gradium a annoncé un tour de seed de 60 M€. Une opération menée par FirstMark Capital et Eurazeo, avec la participation de DST Global Partners, Eric Schmidt (ancien CEO et chairman de Google), Xavier Niel (Iliad), Rodolphe Saadé (CMA CGM), Korelya Capital, Amplify Partners, entre autres.
L’entreprise a été fondée en septembre 2025 par Neil Zeghidour (Meta/Google DeepMind), Olivier Teboul (Google Brain), Laurent Mazaré (Google DeepMind/Jane Street) et Alexandre Défossez (Meta). Elle a généré ses premiers revenus quelques semaines après sa création auprès de clients issus des secteurs du gaming, des agents IA, du service client, de l’apprentissage des langues et de la santé.
« Une expressivité ultra-réaliste, une transcription précise »
« Les systèmes existants restent fragiles, coûteux et incapables de proposer des interactions réellement naturelles. Chez Gradium, notre objectif est de faire de la voix l'interface principale entre humains et machines. […] Nous combinons une expressivité ultra-réaliste, une transcription précise et une interaction à très faible latence, le tout à un prix qui rend enfin possibles des interactions vocales naturelles à grande échelle », a expliqué, par voie de communiqué, Neil Zeghidour, fondateur et CEO de Gradium.
Dans le détail, la startup développe une technologie vocale en temps réel dont le lancement vient tout juste d’être annoncé. Ses modèles de langage audio fournissent des interactions vocales présentées comme naturelles, expressives, à faible latence et à grande échelle, capables d’accomplir n’importe quelle tâche vocale. La plateforme proposée par l’entreprise repose sur un support multilingue — anglais, français, allemand, espagnol et portugais — et offre des formules allant de l’accès développeur au déploiement en entreprise.

