Le spécialiste de l’informatique quantique à atomes neutres Pasqal a annoncé, mardi, avoir racheté Aeponyx, une entreprise canadienne qui conçoit des circuits intégrés photoniques (PICs). Une technologie qui permet de stabiliser le contrôle des atomes et la manipulation individuelle des qubits.
Pasqal avance dans sa feuille de route vers l’informatique quantique tolérante aux pannes en signant sa troisième acquisition. Cette fois, l’entreprise française met la main sur Aeponyx. Cette start-up québécoise développe des circuits intégrés photoniques qui présentent un intérêt pour la plateforme matérielle de Pasqal et doivent permettre de faire passer un cap aux systèmes optiques nécessaires au fonctionnement d’un ordinateur quantique.
La plateforme de Pasqal utilise en effet des atomes neutres en suspension dans l’espace à l’aide de lasers, comme bits quantiques. Contrôler la lumière qui manipule ces atomes avec les PICs d’Aeponyx permet de le faire de manière stable et fiable, pour générer et contrôler les champs lumineux nécessaires pour organiser ces atomes.
Un avantage concurrentiel
« AEPONYX a conçu certaines des puces de contrôle de la lumière les plus précises et évolutives actuellement disponibles », a déclaré Loïc Henriet, PDG de Pasqal, cité dans un communiqué. « En combinant leur technologie avec notre architecture à atomes neutres, nous renforçons notre maîtrise d’un composant essentiel de la pile matérielle. Cela nous confère un avantage concurrentiel en matière d’évolutivité, de contrôle individuel avancé des qubits et de stabilité matérielle – trois objectifs clés que toute entreprise quantique doit atteindre pour créer de la valeur à grande échelle. »
Concrètement, avec cette opération, Pasqal dit vouloir remplacer ses configurations optiques par ces circuits miniaturisés, pour améliorer la stabilité des atomes et la manipulation des qubits, et passer de centaines à des milliers de qubits afin de garantir une meilleure résilience aux pannes. La start-up tricolore ambitionne d’atteindre 10 000 qubits d’ici 2026.

