Pressée d’agir, l’UE réfléchit à son Chips Act 2.0

L’Union européenne veut relancer un nouveau Chips Act, alors que des groupes d’industriels et des députés européens l’ont appelée à redynamiser l’industrie des semi-conducteurs.

La Commissaire au numérique et vice-présidente de la Commission européenne, Henna Virkkunen, l’a confirmée jeudi : l’Union européenne planche sur une nouvelle stratégie afin de soutenir son industrie des semi-conducteurs et gagner en indépendance face aux États-Unis et à la Chine, notamment en matière d’intelligence artificielle. Cette annonce intervient alors que des parlementaires et industriels ont adressé une lettre ouverte pour prôner un sursaut européen afin de revigorer un secteur quelque peu moribond avec un Chips Act 2.0.

« Nous planifions… nos prochaines étapes pour le Chips Act parce que nous voyons que nous n’atteignons pas les objectifs que nous avons fixés, donc davantage est nécessaire », a déclaré Virkkunen à un parterre de journalistes à Amsterdam. « J’ai aussi réalisé qu'il y a un fort soutien pour un Chips Act Deux déjà. », a-t-elle poursuivi.

La Commission valide un programme de travail à 1,3 milliard d’euros

Le premier Chips Act annoncé en 2023 avait été doté de 46 milliards de dollars mais n’avait pas atteint ses objectifs, qui consistaient à renforcer les chaînes d’approvisionnement, de fabrication et d’emballage de puces avancées. Ledit plan avait été concurrencé, là encore, par les États-Unis et la Chine, qui se sont dotés de leurs propres plans, bien mieux dotés financièrement.

À noter qu’un groupe de neuf pays réunissant la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, la Belgique, la Finlande, l’Italie, l’Espagne et la Pologne travaille déjà sur des recommandations pour donner un nouvel élan à cette industrie. Il devrait présenter ses résultats d’ici l’été. À l’échelle communautaire, la Commission européenne a annoncé ce vendredi que son nouveau programme de travail pour 2025-2027 venait d’être adopté. Doté de 1,3 milliard d’euros, il a pour objectif de financer les technologies critiques en Europe, notamment dans le domaine de l’IA, très gourmande en semi-conducteurs.

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