La start-up développant des processeurs sur la technologie de nanotubes de carbone pour les ordinateurs quantiques a présenté les prochaines étapes de son développement dans les années à venir.
La feuille de route de C12 s'articule autour de quatre générations de processeurs. Attendu en 2027, Aïdös marquera la première démonstration d'opérations quantiques logiques par l'entreprise. Le système intégrera 16 qubits physiques pour former un qubit logique, avec des vitesses de portes physiques inférieures à la microseconde. Suivra Zelos, prévu pour 2030, qui introduira l'intégration modulaire sur semiconducteur. Le processeur montera à 236 qubits physiques et huit qubits logiques, avec des taux d'erreur logique ramenés à environ 10⁻⁵. Cette génération introduit l'architecture chiplet, l'électronique cryogénique, des signaux de contrôle entièrement numériques, un réseau de polarisation de qubits intégré sur puce et une lecture multiplexée, l'ensemble étant conçu pour répondre aux exigences d'une fabrication industrielle à grande échelle.
Ciblé pour 2032, Styx étendra l'architecture modulaire par réplication multiple de l'unité chiplet de Zélos. Le processeur vise 8 500 qubits physiques et au moins 128 qubits logiques, avec des taux d'erreur logique de 10⁻⁶ et une efficacité énergétique significativement améliorée.
Enfin Panopeia représentera la transition vers un système quantique intégré à grande échelle opérationnelle, capable de supporter le calcul quantique universel. Son architecture combine plusieurs modules Styx pour cibler plus de 100 000 qubits physiques et près de 800 qubits logiques, avec des taux d'erreur logique ramenés à environ 10⁻⁷ et une consommation inférieure à un watt par qubit, le tout au sein d'un unique cryostat.

