Selon une étude réalisée pour le compte de Harness, une plate-forme DevOps alimenté par l’IA, l'IA ne supprime pas les lenteurs du cycle logiciel, elle les déplace.
D’après les chiffres rendus publics, si l'IA accélère le travail des développeur, elle transfère les goulets d'étranglement vers les tests, le déploiement et la sécurité. Pour 58 % des organisations françaises, le code généré par IA est livré plus rapidement mais 65 % de celles-ci ont déjà rencontré au moins un incident de production lié à du code généré par IA. Près de la moitié des répondants en France (48 %) prévoient que l'IA accentuera les vulnérabilités logicielles, tandis les équipes de développement et d'ingénierie utilisent en moyenne entre huit et dix outils d'IA différents. Près d'un tiers des répondants (28 %) en utilisent encore davantage, et 68 % estiment que le va-et-vient constant entre ces outils affecte leur efficacité. 63 % estiment que le Vibe Coding constitue « un désastre imminent », submergeant les ingénieurs expérimentés avec des ajustements à effectuer en aval. 76 % des répondants français préviennent que des assistants IA non encadrés pourraient fortement aggraver les impacts des versions défaillantes.
Les résultats de l'étude sont clairs : la promesse de l'IA ne pourra pleinement se concrétiser sans une modernisation des étapes en aval du développement : processus de tests, validation, intégration continue, déploiement et sécurité qui, n'évoluant pas à la même vitesse, entraînent une hausse des risques, des correctifs à postériori ainsi que des dépenses inutiles. D’ailleurs 84 % estiment que l'IA doit couvrir l'ensemble du cycle de vie de la livraison logicielle pour exploiter pleinement tout son potentiel.

