Les locaux français de la plateforme X ont été perquisitionnés mardi dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet de Paris, portant sur des contenus illicites diffusés en ligne.
Les locaux de X (ex-Twitter) ont été perquisitionnés ce mardi. « Une perquisition est diligentée dans les locaux français de X par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, avec CyberGEND (unité cyber de la gendarmerie) et Europol, dans le cadre de l’enquête ouverte en janvier 2025 », a annoncé le parquet de Paris sur… X. Réseau social sur lequel le parquet de Paris a d’ailleurs décidé de ne plus publier, lui préférant LinkedIn et Instagram.
Dans un communiqué de presse publié sur le réseau social professionnel, le parquet rappelle que cette enquête a été ouverte à la suite de deux signalements reçus le 12 janvier 2025.
Elon Musk convoqué
L’enquête a par la suite été élargie à la suite de nouveaux signalements pointant la diffusion de contenus négationnistes et de deepfakes à caractère sexuel.
Elle cherche à déterminer si la plateforme s’est rendue coupable de complicité de détention d’images de mineurs à caractère pédopornographique, de complicité de diffusion, d’offre ou de mise à disposition en bande organisée d’images de mineurs présentant un caractère pédopornographique, d’atteinte à la représentation de la personne, ainsi que de contestation de crimes contre l’humanité, notamment.
Le parquet a envoyé des convocations au propriétaire de X, Elon Musk, ainsi qu’à Linda Yaccarino, directrice générale de X de 2023 à 2025. Ils sont convoqués « en leur qualité de gérants de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits ». Des salariés doivent également être entendus entre le 20 et le 24 avril prochains, « en qualité de témoins ».

