Jaguar Land Rover est à l’arrêt après avoir été visée par une cyberattaque qui continue de paralyser sa production et menace toute sa chaîne d’approvisionnement.
Le constructeur de luxe Jaguar Land Rover (JLR) peine à voir le bout du tunnel. La célèbre marque automobile a été visée par une cyberattaque fin août qui a provoqué l’arrêt de sa production.
JLR a annoncé dans un communiqué que l’arrêt de la production se poursuivrait jusqu’au 24 septembre. En temps normal, les trois usines britanniques produisent 1 000 voitures par jour. Une grande partie des 33 000 employés a été invitée à rester chez elle.
« Nous avons pris cette décision alors que notre enquête médico-légale sur l’incident cyber se poursuit et que nous préparons les différentes étapes d’un redémarrage contrôlé de nos opérations mondiales, ce qui prendra du temps », a déclaré JLR dans un communiqué.
Une crise qui s’installe
L’histoire dure, et commence d’ailleurs à prendre une tournure politique de l’autre côté de la Manche. Au-delà des conséquences financières de cette cyberattaque sur JLR, c’est ici toute une chaîne d’approvisionnement faite de centaines de petites entreprises qui s’en trouve impactée.
Contacté par Reuters, le ministre du département du Commerce, Chris McDonald, a dit discuter des plans pour relancer la production et a indiqué que les experts cyber du ministère « soutiennent JLR pour les aider à résoudre ce problème aussi vite que possible ».
Des données exposées
Suite à la cyberattaque, JLR avait indiqué dans un communiqué « avoir pris des mesures immédiates pour en atténuer les conséquences en procédant de manière proactive à l’arrêt de nos systèmes » et avait déclaré que rien n’indiquait « que des données clients aient été dérobées, mais nos activités commerciales et de production ont été gravement perturbées ».
Dans un autre communiqué publié une semaine plus tard, la marque avait finalement annoncé que certaines données avaient été affectées, sans en préciser la nature. Le constructeur a affirmé être en relation avec les autorités de régulation compétentes et qu’elles contacteraient les personnes concernées.

