Dans un communiqué de presse, la DINUM (direction interministérielle du numérique) a dressé le bilan de la doctrine « le Cloud au centre » mise en place en 2021 par le gouvernement.
Lors de la journée « L'État dans le nuage », la DINUM a présenté le bilan 2025 de cette doctrine. Il révèle 84 millions d'euros de commandes dont 70% vers des fournisseurs européens, confirmant l'accélération de l'adoption du cloud au sein de l’État. Cette somme a été dépensé principalement sur le marché cloud interministériel « Nuage public », en hausse de 62% par rapport à 2024. Cette progression s'explique par une hausse de 42% du nombre de projets actifs, avec 847 projets distincts ayant passé commande, soit en moyenne 2 nouveaux projets par jour. L'État héberge désormais dans des clouds français des applications critiques telles que le SI SAMU, le Géoportail de l'IGN ou les démarches d'inscription sur les listes électorales. En février, le Gouvernement a également annoncé la migration de la Plateforme des données de santé vers un cloud de confiance d'ici 2027. Cette croissance est également portée par une hausse de 27% de structures publiques recourant au cloud, dont de nombreuses collectivités territoriales et opérateurs. L’année dernière, les fournisseurs européens ont représenté 70 % de la commande publique sur le marché « Nuage Public », et 99 % sur le seul périmètre de l’État. La commande est répartie à parts sensiblement égales entre offres très sécurisées (qualification SecNumCloud) et offres classiques de cloud public européen. Sur le marché au global, les offres SecNumCloud voient quant à elles leur volume augmenter de 20% en commandes et 10% en montant.
Parallèlement, le marché « Nuage public » évolue pour permettre aux administrations de souscrire à des offres d'intelligence artificielle souveraine, comme les modèles de Mistral AI déployés sur l'infrastructure SecNumCloud d'Outscale.

