Sous le feu des critiques en raison de contrats conclus avec la police fédérale de l’immigration américaine (ICE), Capgemini annonce la vente de sa filiale américaine Capgemini Government Services (CGS), dont l’activité représente une part marginale de son chiffre d’affaires.
Capgemini a décidé de vendre sa filiale américaine. Pour rappel, l’entreprise française de services informatiques traverse une tempête médiatique. La cause ? La signature de contrats entre sa filiale américaine, Capgemini Government Services (CGS), et la police fédérale de l’immigration américaine.
Plus connue sous l’acronyme ICE, celle-ci est au cœur de nombreuses polémiques, notamment autour de ses méthodes musclées, et alors que deux citoyens américains ont trouvé la mort dans le Minnesota. Renee Good a été abattue par un agent de l’ICE début janvier, et Alex Pretti tué par des agents de la Customs and Border Protection (CBP) trois semaines plus tard.
C’est dans ce contexte que le média L’Observatoire des multinationales a révélé que Capgemini a été retenu pour un contrat de 4,8 millions de dollars (avec un plafond pouvant atteindre 365 millions de dollars) avec l’ICE. Ledit contrat vise à fournir des services de recherche de personnes (skip tracing) afin de localiser des étrangers en situation irrégulière. Le groupe gère également un standard téléphonique pour les victimes de crimes commis par des étrangers.
0,4% du CA de Capgemini
L’Observatoire des multinationales a également indiqué que CGS mentionnait ce type de partenariat dans sa section « histoires de clients » : « l’équipe de Capgemini travaille étroitement pour aider [l’ICE] à minimiser le temps requis et le coût de la déportation de tous les étrangers illégaux déportables hors des États-Unis ». Une page qui a depuis été effacée.
En pleine tempête, Capgemini a ainsi décidé de vendre sa filiale, précisant dans un court communiqué que : « les contraintes légales habituelles imposées aux États-Unis pour contracter avec des entités fédérales menant des activités classifiées ne permettaient pas au Groupe d’exercer un contrôle approprié sur certains aspects des opérations de cette filiale ». Selon les chiffres de Capgemini, CGS représente 0,4 % du chiffre d’affaires du Groupe en 2025. L’impact sur les finances du groupe sera donc minime. Quid des conséquences sur sa réputation ?

