L'Office français de l'immigration cible d’une cyberattaque

L’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) a été la cible d’une cyberattaque ayant conduit au vol de données. L’origine de la fuite pointerait vers un prestataire partenaire de l’établissement public.

Et une cyberattaque de plus. Le directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) a confirmé que l’établissement avait été ciblé par une cyberattaque et que des données avaient été impactées.

Un répertoire d’environ 1 Go contenant des informations sensibles, telles que des identités, des coordonnées, des numéros de dossiers et les raisons de séjour en France, a été publié sur BreachForums par un hacker.

Il s’agit d’une intrusion qui « n’est pas directement liée au système d’information de l’Ofii », a indiqué à l’AFP le directeur général de l’Ofii, Didier Leschi. L’incident a néanmoins bien eu un impact sur des données, en interface avec des opérateurs chargés, par exemple, de dispenser des cours de langue.

Les services publics en ligne de mire

Le hacker serait parvenu à dérober des données par le biais de l’un de ces opérateurs partenaires de l’Ofii ayant accès aux informations. L’établissement public cherche à déterminer s’il s’agit d’une attaque venue de l’extérieur ou si un acteur malveillant a pu bénéficier de l’aide d’un employé de ce prestataire afin de subtiliser les données. « Nous allons déposer plainte et sanctionner l’opérateur incriminé, renforcer les exigences de sécurité chez nos opérateurs », a ajouté le responsable.

Les attaques contre les services publics français s’enchaînent ces dernières semaines. Le mois dernier, c’est le ministère des Sports qui a été piraté. Les données de quelque 3,5 millions de foyers pourraient être concernées, principalement dans le cadre d’un dispositif d’aide financière, le Pass’Sport. Avant cela, ce sont des dizaines de fichiers sensibles du ministère de l’Intérieur, notamment liés au Traitement des antécédents judiciaires et au Fichier des personnes recherchées, qui ont été dérobés. Un vol qualifié de « très grave » par le ministre Laurent Nuñez et qui a mené à l’interpellation d’un suspect de 22 ans.